À la rencontre d’Anthony, Consultant RSE et Marketing Responsable

Charlotte

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Anthony Boudet, Consultant RSE (Responsabilité Sociétale d’Entreprise) et Marketing Responsable s’est lancé en tant que freelance en janvier 2021.

Après un paquet d’années en tant que Consultant dans le Marketing, Anthony a sa première prise de conscience sur les enjeux environnementaux en 2018, puis l’envie de pousser sa réflexion sur son parcours professionnel et son engagement en 2019 en pleine crise COVID.

Au premier Janvier 2021, il franchit le pas et se lance à son compte. 

Anthony revient sur son parcours jusqu’au Freelancing For Good, son engagement auprès de Surfrider Foundation, les actions réalisées pour mettre en succès son aventure entrepreneuriale et ses envies pour le futur. 

Membre de la communauté depuis 1 an, il est aussi le référent Social Declik sur Bordeaux et sa région avec son compère Florent Burcelot.

Anthony, peux-tu te présenter en deux mots ?

Anthony Boudet, je suis consultant Marketing Responsable depuis janvier 2021. Je fais partie du collectif Social Declik depuis un peu plus d’un an maintenant.

J’ai fait plus de dix ans dans le conseil en tant que salarié chez un éditeur de logiciels. Avec mon équipe, on accompagnait nos clients dans l’optimisation de leur stratégie Marketing.

En 2018, j’ai eu ma prise de conscience environnementale lorsque j’ai réalisé au travers d’un stage de surf que ce n’était plus du mazout qui polluait nos plages comme quand j’étais gamin,  mais du plastique. Ça m’a amené à me rapprocher de Surfrider Foundation Europe, qui milite pour la protection de l’océan. Et au fur et à mesure que j’ai compris les enjeux écologiques, le dérèglement climatique, j’ai voulu m’engager comme bénévole.

Comme beaucoup de personnes, on s’est retrouvé avec beaucoup de temps pour penser chez nous pendant le premier confinement. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser aux Freelancing for Good, au marketing responsable et à la RSE.

Je me suis  auto-formé sur ces sujets-là, jusqu’à franchir le pas au 1ᵉʳ janvier 2021, et de me lancer en auto-entrepreneur.

Mon objectif aujourd’hui, c’est de démystifier la démarche de responsabilité sociétale des entreprises auprès des PME et les aider à communiquer en ce sens. Plus on sera nombreux à communiquer sur la transition écologique, mieux notre planète se portera.

En parallèle, je me suis rendu compte que mes compétences acquises en marketing digital depuis plusieurs années pouvaient aussi servir à d’autres organisations comme des associations ou des ONG.

Quelles étaient tes motivations et tes craintes au moment de te lancer en tant que Freelance ?

La première des motivations, ça a été un peu reprendre le contrôle de ma vie. J’avais beaucoup de plaisir à m’occuper d’une équipe de neuf personnes, mais quand on fait du management, on a tendance un petit peu à s’oublier. Et donc, un des objectifs, ça a été de retrouver un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle notamment pour avoir du temps pour surfer parce que j’avais vraiment envie de progresser.

Ma crainte, c’était de ne pas être légitime. j’étais du syndrome de l’imposteur.

Qu’est-ce que tu as mis en place pour te lancer ?

La première chose que j’ai faite avant de me lancer, c’est de m’accorder 3 vraies semaines de coupure entre le salariat et le freelancing. J’en ai profité pour faire un gros travail d’introspection pour faire le point sur mes compétences et construire la méthode green marketing .

J’ai mis ensuite en place une routine que j’applique encore aujourd’hui encore avec beaucoup de discipline, inspirée des livres Miracle Morning et la 25 e heure.

Ensuite, j’ai testé mon offre auprès d’incubateurs puis avec des vrais clients qui m’ont fait confiance.

Aujourd’hui, comment sont organisées tes activités ?

Mon activité se découpe entre 70 % dédiés à l’accompagnement des entreprises, 20 % à l’enseignement dans les écoles et 10 % d’engagement dans la vie associative.

Au moment de me lancer, un de mes objectifs était de pouvoir consacrer 1/2 journée par semaine au bénévolat, une action indispensable pour moi pour me sentir légitime en tant que freelance for good.

Dans ce parcours, pourquoi as-tu décidé de rejoindre Social Declik ?

Ma première motivation était de rejoindre une communauté, je crois que c’est important quand on est freelance. Et l’avantage avec Social Declik, c’est que ce sont des freelances qui portent les mêmes valeurs.

Ma deuxième motivation, c’était vraiment le partage de compétences, de connaissances et de réseau.

Tout est réseau aujourd’hui. D’ailleurs mes premiers leviers de prospection sont LinkedIn et le bouche à oreille.

Et enfin, ma troisième motivation, c’était les opportunités de missions que Social Declik est capable d’aller dénicher.

Concrètement, ça ressemble à quoi la vie de Decliker ?

La première chose que ça m’apporte, c’est la réunion hebdomadaire, qui est quand même un moment sympa dans mon agenda. Même si en tant que Freelance, je fuis la réunionite,  au bout d’un moment, ça manque aussi un peu.

Du coup, avoir ce rendez-vous de 30 minutes toutes les semaines pour échanger sur différentes thématiques, ça permet de partager et de se rencontrer.

L’autre avantage, c’est la base de connaissances pour grandir dans notre métier : livres, articles, MOOC etc …

Ce que j’adore dans ma vie de freelance c’est de me former en continu et d’apprendre, du coup, je peux aller me sourcer au sein de cette communauté.

Et enfin, ce qui est super, c’est aussi de pouvoir atteindre des organisations à impact qui ne sont pas forcément dans mon réseau initial.

Tu nous parles de tes missions ?

J’ai deux types de missions aujourd’hui.

D’un côté les TPE et les PME que je vais accompagner. Je me focalise sur les entreprises de moins de 250 personnes, que j’accompagne dans leur stratégie RSE.

De l’autre côté, j’accompagne les associations sur mon expertise en marketing digital en tant que Consultant. Ces structures sont tellement focalisées sur les causes qu’elles défendent, qu’elles en oublient d’appliquer les méthodes de marketing assez classiques pour atteindre leur objectif.

Avec du recul, tu te sens comment dans ta vie de Freelance engagé ?

Je suis assez épanoui dans mon quotidien parce que j’arrive bien à jongler avec des missions différentes.

Ce que j’aimerai faire sur 2023 c’est accompagner des entrepreneurs pour vraiment avoir les 4 piliers qui sont importants pour moi :

  • Accompagnement des entreprises vers une démarche RSE
  • Accompagnement des structures à impact pour les aider à activer les leviers marketing
  • La vie associative
  • L’accompagnement d’entrepreneurs à impact

Un objectif perso pour 2023 ?

Garder l’équilibre entre la vie pro et perso sans recruter parce que je ne le souhaite pas mais en m’entourant d’une communauté de consultants.

Mon mantra c’est “Failure is not an option”. Alors on peut rencontrer des échecs, mais l’ambition c’est vraiment d’atteindre l’objectif final.

Tu préfères les vidéos aux articles ? Pas de souci, RDV sur notre chaîne YouTube pour découvrir l’interview d’Anthony !

Et si toi aussi, comme Anthony, tu souhaites rejoindre le mouvement Freelance For Good, prend le temps d’en parler avec nous, et réserve un créneau de 30 minutes ici.

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