Personal branding et Freelancing : 5 clés pour construire une marque personnelle efficace et responsable

Charlotte

|

“Pour vivre heureux, vivons caché” . Mamie Colette, te l’a toujours répété, et mamie Colette se trompe rarement !

Oui, mais voilà, tu viens de te lancer dans le freelancing (For Good), et tu vas avoir besoin de trouver des missions qui correspondent à tes aspirations et à tes valeurs pour renouer avec le sens au travail.

On ne va pas se mentir, Mamie Colette, elle a plein de talents, mais le solopreneuriat ce n’est pas trop son truc.

Alors, tu peux tenter de mettre ton profil sur des plateformes et faire la danse de la pluie, mais une démarche structurée et proactive sera plus efficace et t’évitera un tour de reins.

Une des actions à mettre en place quand tu es freelance pour décrocher des missions qui te plaisent, notamment dans le secteur de l’impact positif c’est de travailler sur ton personal branding.

On te propose dans ce dossier des clés pour développer ta marque personnelle de façon éthique et responsable.

Ce travail doit servir un objectif clair comme on le verra juste après. On ne développe pas une marque personnelle pour faire comme Jean-Charles qui cartonne sur LinkedIn. Pas de course au clic, mais une volonté d’être clair·e vis-à-vis de sa cible sur son domaine d’expertise, sa personnalité et son projet.

Femme qui a un téléphone dans les mains, ses mains sont dans son dos

Combattre son syndrome de l’imposteur

Ding Dong ! « Bonjour, c’est le syndrome de l’imposteur … Il paraît que tu vas parler de toi ? Mais t’as quoi à raconter d’intéressant, franchement ? »

Cette petite voix, tu l’as déjà entendue ? Nous, des dizaines de fois de la bouche de Freelances engagé·es qui souhaitaient construire un personal branding efficace pour trouver des missions mais qui se sentaient illégitimes.

Beaucoup de solopreneur·es pensent qu’ils n’ont rien d’intéressant à raconter, qu’il y a déjà tellement de créateur·trices de contenus qui le font bien et que ce serait une perte de temps pour tout le monde.

Seulement, c’est faux, parce qu’il y a deux choses qui te sont propres et que personne n’a :

  • Ton réseau : que ce soit sur les Internets et dans la vraie vie
  • Toi : ta personnalité, ta sensibilité, ton vécu, tes convictions, tes expériences et tes talents.

Donc forcément ! Ce que tu as à dire et la façon dont tu vas le dire t’appartient et tu seras le/la seul·e à pouvoir le faire à ta sauce. Et contrairement à ce qu’on entend beaucoup, NON, ce n’est pas un ego trip si c’est fait pour servir un objectif clair.

Les 3 étapes du Personnal Branding

Voici les 3 étapes indispensables pour construire une marque personnelle efficace.

Première étape : SE connaître

Ça paraît simple, et pourtant …

Ici, l’idée est de clarifier ton projet, parce que Freelance oui, mais pas Freestyle. On a récemment détaillé une méthode pour définir sa stratégie pour avancer dans l’impact

L’idée est de formaliser un objectif SMARTIES : Spécifique, Mesurable, Acceptable Réaliste, Temporellement défini, Impactant sociétalement, Enthousiasmant et Soutenable.

Ta marque personnelle doit être au service de ce projet.

Ensuite, il faut aussi avoir une idée claire de qui on est : Identifier sa zone de génie, c’est-à-dire, là où on excelle, où c’est simple et où on prend du plaisir tant sur le plan des compétences métiers que des aptitudes interpersonnelles.

Voici 3 questions qui peuvent t’aider à définir cette zone de génie : 

  • Qu’est-ce que les gens disent souvent de toi ? 
  • Quels ont été des plus beaux succès dont tu es le plus fier·e ? 
  • Quelles sont les actions/tâches que tu fais sans voir le temps passer ?

Elle est là, ta zone de génie.

En plus de ça, on a tous une personnalité, une histoire qui nous est propre, des combats qu’on a menés ou des convictions qu’on a partagé, un sujet qu’on a creusé à fond parce que ça nous a passionnés. Dans tout ça, qu’est-ce qui fait que tu es toi aujourd’hui ?

En effet, au-delà de tes compétences, tes futurs clients ont besoin de connaître ta personnalité, ce qui te rend singulier.

Deuxième étape : Se faire connaître

Et là tu devrais me dire, oui mais par qui ? Bien vu ! C’est le premier point qu’on doit élucider ici. À qui je m’adresse ? Qui est-ce que j’aimerais toucher avec mes messages ?

L’autre point ici est le comment. Quels sont les canaux que tu souhaiterais utiliser ? On cantonne souvent le personal branding aux réseaux sociaux. Mais finalement, te présenter à un prospect lors d’un événement nécessite pour le faire bien d’avoir défini son personal branding en amont. Donc ta marque peut se décliner sur différents canaux, plus ou moins digitaux. Mieux vaut en faire l’inventaire pour être sûr·e d’avoir une vue exhaustive mais aussi rationaliser pour éviter le burn-out.

Troisième étape : Se faire reconnaître

Et voilà ! Il est là l’objectif final ! Être reconnu·e sur ton territoire que ce soit par rapport à ton métier, c’est-à-dire ce que tu sais faire ou une connaissance particulière, un sujet, c’est-à-dire ce que tu connais.

En somme, l’idée est de réfléchir à ce que tu aimerais que les gens retiennent de toi ?

“Daniel.e ! Mais si tu sais ! Celui ou celle qui …. sur le bout des ongles”.

À toi de compléter ce texte à trou !

3. Les éléments qui structurent la marque personnelle

Pour gagner en efficacité, le personal branding doit être formalisé. Le “j’ai tout dans ma tête” a des limites. On t’invite donc à prendre ton Notion, une feuille et un stylo ou qu’importe, mais à écrire les éléments clés qui caractérisent ta marque personnelle.

L’objectif

On en parlait plus haut. C’est le fameux objectif SMARTIES mais aussi un objectif de communication associé que ton travail sur le personal branding devrait t’aider à atteindre.

Exemple d’objectif stratégique : Trouver 3 missions auprès d’associations dans la préservation des océans d’ici décembre 2023

Exemple d’objectif de communication : Générer 5 leads qualifiés et dans ma cible par mois grâce à ma stratégie de contenus sur LinkedIn

Moi

Ce que tu vas proposer à tes clients demain, c’est toi ! Même si c’est au travers d’une offre de prestation packagée, finalement le client est sensible à des compétences mais aussi une personnalité.

Ici, tu pourras donc formaliser ta zone de génie (compétences clé et aptitudes interpersonnelles) mais aussi des marqueurs dans ton parcours ou ta personnalité.

Exemple : Si tu as grandi au bord de la côte, tu fais de la voile depuis ta tendre enfance et cette histoire fait que tu es particulièrement sensible et informé sur les enjeux liés à la préservation des océans et que c’est un combat qui t’est cher.

Pourquoi ne pas mettre cette dimension de ta personnalité au cœur de ton personal branding ?

Un super moyen d’affirmer une singularité et un domaine de connaissances particulier mais aussi de sensibiliser ton audience sur un sujet crucial.

Cible : Audience, prescripteurs et prospects

Tu pourras ici scinder en deux ta cible. 

Il y a d’un côté ton audience au sens large, qui correspond à ton réseau, dans laquelle il devrait y avoir normalement des prescripteurs·trices.

Et de l’autre côté, ton prospect. Pour ton prospect, tu peux aller plus loin en formalisant une fiche persona que tu pourras enrichir au fil des rencontres pour garder une trace de toute la connaissance client que tu as. Tu pourras ainsi te référer à cet archétype quand tu seras en train de construire du contenu, pour t’assurer de ne pas faire du hors-piste par rapport à ces centres d’intérêt et ses habitudes par exemple.

Les canaux que tu veux utiliser

Ici le mot d’ordre c’est la sobriété ! D’une part parce que c’est bon pour la planète mais aussi parce que c’est bon pour toi. Quand on se lance dans le freelancing, on peut avoir envie de se lancer partout à la fois. Le risque à adopter cette stratégie est de se cramer et finalement de ne pas savoir ce qui marche vraiment.

Le mieux c’est de faire du test & learn sur des petites périodes et de rester concentré sur un nombre restreint de canaux.

Exemple : Une communauté de freelance pour réseauter, LinkedIn pour prospecter et se faire identifier et enfin des messages ultra-personnalisés pour mes prospects préférés !

À partir d’ici, les conseils qu’on propose sont plus adaptés à une déclinaison du personal branding sur les réseaux sociaux. En effet, on va parler contenus.

Les contenus à diffuser

Une fois qu’on a les canaux, on peut réfléchir à deux choses :

Sa ligne éditoriale. Quels sont les sujets sur lesquels je vais prendre la parole. Une super méthode pour définir 3 sujets maximum et les lier avec ses enjeux business, c’est le TOFU – MOFU – BOFU

  • Le Tofu : c’est un sujet mainstream qui va permettre de booster sa visibilité
  • Le Mofu : c’est un thème spécifique qui permet de booster la crédibilité
  • Le Bofu : c’est un sujet de niche qui va asseoir la légitimité sur son domaine d’expertise

Concernant sa ligne éditoriale, il est important de définir aussi son style rédactionnel. Ta personnalité doit être visible dans ta façon d’écrire et/ou d’illustrer.

Est-ce que tu vas plutôt opter pour du plaidoyer, de l’humour, un langage soutenu ou didactique ? Tout dépend ici aussi de ta cible.

Enfin, on peut aussi réfléchir au format pour le contenu. Là, ça peut aller de la définition de quelques règles graphiques à la définition d’une vraie charte graphique. Quel que soit le niveau du curseur, l’idée est simplement d’assurer une cohérence et une homogénéité pour être facilement reconnu. Pour réaliser des créations graphiques sympas, CANVA sera ton allié pour l’inspiration tant que pour la production.

Les déclinaisons du personal branding

Comme expliqué plus haut, le personal branding est souvent cantonné aux réseaux sociaux, mais finalement, il peut être décliné ailleurs.

Dans tous les cas, on préconise la sobriété dans cette déclinaison, que ce soit sur le nombre de canaux, la fréquence et le contenu.

Les réseaux sociaux

Nul besoin d’être présent sur 5 réseaux sociaux différents. Il faut que tu te documentes pour savoir où trouver ta cible et te concentrer sur le réseau social le plus pertinent. LinkedIn reste le réseau social de référence dans le domaine professionnel.

Ses canaux de communication/prospection en propre

Si c’est dans sa zone de génie et que ça sert véritablement notre objectif, on peut aussi décider de développer un canal de communication en propre : Un emailing, une newsletter, une chaîne YouTube, un podcast … Beaucoup de formats sont possibles. Il faut trouver celui qui nous fait plaisir et qui nous permettra d’être reconnus par sa cible sur son domaine.

Son pitch de présentation

Une fois qu’on a défini sa marque personnelle, ça peut être intéressant de construire un elevator pitch. Une présentation très courte de soi-même qui pourra servir notamment lors d’actions de prospection et de réseautage.

Bonnes pratiques pour construire un personal branding efficace et responsable

1. S’assurer de la cohérence de sa marque personnelle 

Cela implique de mettre régulièrement à jour son profil sur les réseaux sociaux par exemple pour éviter les dissonances.

2. Mettre en place une routine 

Pour capitaliser sur ton personal branding, la rigueur et la régularité seront tes meilleures amies pour partager du contenu, interagir et faire grandir ton audience.

3. Te poser la question de tes limites 

Pour poser une dimension éthique à ton personal branding, il nous paraît indispensable de poser ses limites. Qu’est-ce qu’on est prêt à partager ou pas, et à quelle fréquence pour être vigilant de ne pas tomber dans une forme d’addiction.

4. Se mettre des warnings pour ne pas rentrer dans la course aux likes

Ce point rejoint le précédent, mais quand on commence à jouer le jeu des réseaux sociaux, on peut facilement tomber dans les travers associés. Il faut se détacher des kpi’s qui servent l’ego, c’est-à-dire le nombre de like et se concentrer sur l’efficacité de ses actions. Qu’importe le nombre de like si mon contenu me permet de faire grandir mon audience, d’interagir avec elle, ou de gagner en crédibilité.

5. Faire preuve de sobriété 

On l’a déjà dit plus haut, mais il est important de faire l’écologie de soi et du monde. On t’invite à réfléchir pour faire des choix raisonnés, trouver des alternatives en matière d’outils les plus green possibles. On pense aussi à l’accessibilité et à l’inclusivité de son contenu. Sur le site de l’ADEME, tu trouveras pas mal de ressources pour t’aider.

En complément de cet article, tu peux également consulter notre vidéo sur le thème du Personal Branding pour les freelances diponible sur notre chaîne You Tube

Envie de te lancer ? Si tu sens que tu as besoin d’un cadre et de la force d’un collectif, n’hésite pas à rejoindre la prochaine promo du programme Freelance For Good. Un accompagnement de 6 semaines pour t’aider à construire une activité de freelance qui a du sens et de l’impact.

Pendant cette expédition, on va t’aider à définir ton personal branding mais pas que !

Information et inscription ici

Ça peut aussi t'intéresser

Freelance For Good

Pourquoi et comment investir de manière responsable ?

Money For good ou comment investir de façon responsable et faire de notre argent un levier de la transition écologique et sociale ?

Freelance For Good

Épisode 3 – Tout plaquer pour avoir de l’impact : seule voie possible ?

Retranscription du troisième épisode du podcast Freelance For Good : Doit-on faire un virage à 360° dans son job de freelance pour avoir de l’impact et partir dans le larzac élever des chèvres ?

Freelance For Good

S’inspirer de la permaculture dans son activité

Dans cet article découvre comment tu peux t'inspirer de la permaculture, au delà de ton potager, dans ton activité de freelance pour devenir un·e entrepreneur·e conscient·e