Freelancing is not a trend, it’s here to stay

Pour celles et ceux qui pensent que le freelancing est un effet de mode, ou juste un truc pour les développeurs et les digital nomades, détrompez-vous !

À toutes celles et ceux qui pensent que le “freelance est un mercenaire non engagé”, prenez 5 minutes pour lire cet article.

Depuis la création de Social Declik, il y a un an et demi, on a pu discuter avec énormément de freelances ! Il y a notre ressenti après tous ces échanges, il y a les échos et les clichés que l’on entend sur les freelances mais il y a aussi les chiffres !

Et on peut vous dire que le freelancing n’est pas un effet de mode ! Mais bel et bien, un statut qui sera partie intégrante du “Futur Of Work”.

BCG et Malt ont sorti leur dernière étude sur le freelancing en Europe et pour l’occasion ils ont organisé un webinar pour parler du Freelancing in Europe 2022

Alors, quelle est l’évolution du freelancing ? Quelles sont les raisons pour se mettre en freelances ? Est-ce que les freelances sont satisfaits de leur statut ?

Retour sur ce webinar qui présentait 3 stereotypes que l’on a sur les freelances. Dans cet article, on se concentre sur les tendances en France.

Stereotype 1 : Les freelances sont uniquement des personnes de la tech

Il est vrai qu’au début, c’était surtout des profils tech et designers qui s’établissaient en tant qu’indépendant / Freelance. La raison ? Ces profils travaillaient habituellement dans des agences ou des Entreprises de Services du Numérique (ESN). Ils ont donc déjà l’habitude de travailler sur différents projets pour différents clients. La transition vers le freelancing se fait donc naturellement et la gestion des différentes missions n’est pas une difficulté pour eux.

Mais on voit que 2020 et 2021 a marqué un tournant ! De plus en plus de métiers de gestion dit “support” comme les Ressources Humaines, la finance, les achats, le juridique voit le jour en tant que freelance.

D’après les études de Malt, on observe une croissance de 40% d’inscrits entre 2020 et 2021 et cette croissance est de 63% sur des postes des fonctions Support.

Aujourd’hui, la tech représente toujours une majeure partie des freelances et cette part continue de croître notamment avec l’accélération de la digitalisation des entreprises pour faire face au covid.

Stereotype 2 - Les freelances ne travaillent que pour des startups.

Sur la plateforme Malt, seulement 14% des freelances travaillent pour des grandes entreprises. Le reste pour des petites et moyennes entreprises.

Encore une fois, on voit un changement de fond.

Les grandes structurent réalisent depuis peu le potentiel des freelances et se tournent de plus en plus vers le freelancing. On vous explique pourquoi.

Première raison, un freelance c’est avant tout un entrepreneur. Il apporte son expertise mais aussi ses soft skills d’entrepreneur. En travaillant avec différents clients, il va être plus agile, plus à l’aise de challenger les statuts-co, il a moins peur de la hiérarchie et il se forme en continue.

La deuxième raison vient des individus. La tendance depuis plusieurs années, qui s’est fortement accéléré avec la crise du Covid 19, est le besoin de flexibilité. Selon Viviane, de BCG, quelques années auparavant, les critères pour trouver un emploi en salarié était le job, le salaire, la situation géographique. Mais depuis quelques mois, le critère de la flexibilité est de plus en plus présent.

Les talents ont envie de flexibilité et se lancent donc de plus en plus en freelances ! Les structures s’adaptent alors à cet essor.

Stereotype 3 - Les freelances ne sont là que pour l’argent

Ce stéréotype est faux ! Quand on demande aux freelances : quelles sont vos motivations pour choisir ce projet plutôt qu’un autre ?

La première réponse est : l’intérêt pour le projet.

Non seulement parce qu’ils sont intéressés par cette mission mais aussi parce que le projet va leur permettre de monter en compétences et sur le long terme de rester à jour sur le marché afin de booster leur employabilité. 

Bien sûr, le salaire est important et un freelance peut refuser un projet si le taux horaire ne lui convient pas.

D’ailleurs nous avons fait un article sur le sujet du prix à pratiquer dans le secteur de l’impact ! Intéressant de voir justement la différence de comportements des clients en fonction du taux. (Lire notre article sur le pricing des projets à impact)

Selon l’étude de Malt, 59% ne vont pas prendre une mission si le client ne correspond pas à leurs attentes en terme de diversité et d’inclusion. Ce qui est d’ailleurs le même pourcentage pour les employés. C’est devenu la norme aujourd’hui, on est vigilant aux valeurs de l’entreprise.

Tout cela reste avant tout une collaboration humaine !

Pour conclure, un freelance est avant tout un entrepreneur qui se lance en indépendant pour gagner en flexibilité. Un entrepreneur qui doit aussi à la fin de l’année réaliser son chiffre d’affaires pour avoir une activité stable. Mais il veut avant tout choisir ses projets et les personnes avec lesquelles il travaille.

Il est important de rappeler qu’il ne choisit pas son statut par défaut mais bien par choix : 81% pour être plus autonome, 76% pour choisir ses missions et enfin 73% pour choisir leurs lieux de travail. Et pour 84% d’entre eux, ils ne souhaitent pas changer de statut. C’est donc une situation qui leur convient !

Ces attentes sont les mêmes pour les salariés. Demain, on ne séparera plus les freelances et les salariés.

Dans le “Futur of work”, nous opterons pour un mix des deux et on sera tous collègue.

Demain, on ne séparera plus les freelances et les salariés. Dans le “Futur of work”, nous opterons pour un mix des deux et on sera tous collègue.

PS : Cela nous rappelle la vision de l’équipe élargie dont Laurent Fialon, directeur de la transformation digitale de Probono Lab nous a parlé quand il évoquait sa collaboration avec un freelance (Découvrir l’article)

En bonus, on vous partage une infographie avec les chiffres du freelancing aujourd’hui, en France :

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