Épisode 1 – Freelance engagé, fauché comme les blés ?

Coline

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On se dit souvent que le secteur du For Good n’a pas de budget et que pour travailler dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, il faut forcément réduire drastiquement son salaire, voir retourner vivre chez ses parents. Et puis, il peut y avoir une sorte de culpabilité à gagner de l’argent quand il s’agit de travailler pour une cause.
Dans cet épisode, on a voulu partager quelques éléments de réponse pour déconstruire cette croyance. Entre diversité du secteur et questionnement sur le niveau de salaire, on vous partage nos idées mais aussi le témoignage de 3 freelances for good qui travaillent uniquement avec des acteurs à impact positif et qui s’y retrouvent.
Les liens de notre rubrique Ressources pour aller plus loin :

Pour écouter l’épisode
Image avec le Titre du Podcast : Freelance For Good, de l'épisode : Freelance engagé, fauché comme les blé, une courbe jaune et une photo des deux co-fondatrices, Charlotte et Coline, souriant.

Coline : Salut Charlotte, ça va?

Charlotte : Ça va et toi?

Coline : Ouais, écoute, depuis Rennes je suis trop contente de faire ce premier épisode de podcast depuis le temps qu’on en parle. C’est trop cool, ça se concrétise.

Charlotte : C’est clair, c’est trop sympa, ça fait un moment qu’on en parle effectivement et là de pouvoir partager des conseils à toutes les personnes qui veulent se lancer dans le Freelancing for good, c’est vraiment cool. Et alors aujourd’hui, on a décidé de parler d’un sujet qui revient très souvent. D’ailleurs, je pense que c’est le sujet qui revient plus souvent et c’est pour ça qu’on a voulu en faire le premier épisode.

Coline : C’est justement le sujet de l’argent, toi Charlotte, c’est quoi les phrases qui reviennent le plus justement quand tu parles avec des freelances sur ce sujet là?

Charlotte : Bah ce qu’on entend le plus souvent et ce qui me paraît totalement normal parce que quand on se lance dans le Freelancing for good, faut quand même pouvoir en vivre, c’est le nerf de la guerre et donc ce qu’on entend souvent, ce sont des craintes justement par rapport à cette rémunération et du coup ça peut être, les gens se disent « Ben j’ai vraiment envie de me lancer. Je sens que j’ai cette quête de sens parce que je suis désalignée par rapport à mes valeurs. Mais voilà j’ai un crédit immobilier sur le dos où j’ai 2 enfants, une crèche à payer ou est-ce qu’on peut tout à fait comprendre? J’ai des loisirs, j’ai envie de pouvoir partir en vacances et j’ai envie de pouvoir me permettre ces petits plaisirs de la vie. »

Coline : Parce que c’est vrai, ça me fait penser que beaucoup croient que quand on travaille avec des structures de l’économie sociale et solidaire, avec des associations, il n’y a pas de budget et du coup, ça va être du travail bénévole ou du travail très peu rémunéré et donc pleins de gens se disent que c’est impossible de garder un certain confort en travaillant dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Du coup, ce que j’ai ressenti, c’est qu’ils sont tiraillés justement avec leur envie d’agir. Mais leurs contraintes, justement personnelles du quotidien. Mais du coup, toi tu leur réponds quoi justement à ces freelances qui te partagent leurs interrogations ?

Charlotte : Je pense que c’est un peu comme tout et toi tu dois avoir la même chose, c’est qu’on est pleins d’idées reçues, notamment certaines idées reçues sur le secteur de l’impact. Ou voilà, on se dit c’est la petite asso du coin et en fait nous ce qu’on reprécise aux personnes qui ont envie de se lancer dans le secteur de l’impact positif, c’est que c’est un secteur hyper hétérogène et de plus en plus vaste, de plus en plus large. En fait, avant on parlait d’ESS, d’économie sociale et solidaire et là c’est vraiment des structures qui ont des statuts particuliers qui rentrent dans cette définition de l’ESS. Donc tu vas avoir les assos, les fondations, les mutuelles, les coopératives. Du coup bah là, à titre d’exemple, on a la Croix-Rouge qui est une super belle asso que vous connaissez tous, 1000 et un mot aussi qui est une très belle association. Donc ça c’est vraiment les structures de l’ESS telles qu’on l’entend historiquement finalement. Et à côté de ça, on a tout un tas d’autres structures qui ont aussi envie d’agir positivement sur la société et qui répondent à un enjeu social et ou environnemental mais qui ont finalement des modèles économiques plus classiques qui ressemblent plus aux entreprises traditionnelles qui vendent un produit ou un service. Je pense par exemple à Phenix ou il y a une autre structure qu’on aime bien citer, qui est lita.co, qui est une plateforme de financement participatif pour des projets impact. Et là on voit qu’on est sur des modèles économiques classiques et que ce sont des structures qui ont un impact positif et qui roulent très bien. Donc en fait c’est bien, je pense, de se redire que ce secteur de l’impact est hyper vaste et qu’on peut avoir des grosses associations avec beaucoup de budget ou qui sont aussi capables de chercher des mécènes ou du financement public. Et on a aussi des entreprises. On parle aussi souvent de start-up sociale ou d’entrepreneuriat impact qui sont capables d’innover dans les modèles économiques et vraiment d’avoir des sources de revenus très correctes. Donc la bonne nouvelle en fait, pour résumer, c’est que c’est pas parce que tu travailles dans l’impact que forcément tu dois te brader ou vraiment réduire tes attentes en termes d’argent?

Coline : Nous, ce qui nous semble important justement en tant que freelance, c’est de trouver le tarif qui est acceptable pour toi et qui est abordable pour les structures, c’est vraiment ça qui nous paraît important de trouver cette cet équilibre et ce juste milieu. Et du coup si tu te demandes quel est le tarif acceptable pour toi, peut être que tu vas d’abord aller regarder sur des plateformes pour comparer par rapport au marché. Mais finalement pose toi la question de combien tu as vraiment besoin pour vivre et pour ça on t’invite à calculer le RIB alors ce n’est pas ton truc bancaire, c’est le Revenu Induit par le Besoin, je sais pas si t’en as déjà entendu parler. L’idée est simple : après analyse de toutes les composantes de ta vie, donc te loger, te vêtir, te nourrir, te déplacer, économiser, communiquer pardon mais aussi économiser tu sais combien t’as besoin d’argent pour vivre chaque mois et en fait à partir de ce montant là tu peux du coup calculer en face ton TJM donc ton Taux Journalier Moyen que tu vas partager justement dans tes services auprès de structures de l’économie sociale et solidaire. Du coup, une fois que t’as ton TJM avec lequel tu es à l’aise et tu te sens confortable, tu peux le proposer à des structures de l’économie sociale et solidaire. Et si jamais ça rentre pas dans le budget de l’association, nous ce qu’on t’invite à faire, c’est plutôt que de le brader, de le baisser, c’est d’ajuster le périmètre de la mission ou de mixer entre prestations et bénévolat. Mais surtout ne pas brader son TJM, on ne négocie pas le TJM, c’est quelque chose qu’on se dit souvent dans avec Charlotte, on ne négocie pas son prix, on négocie plutôt sa prestation ou ce qu’on va proposer. Donc l’idée c’est que éventuellement t’as plein de techniques pour justement essayer de rentrer dans le budget de l’association sans avoir à brader ton TJM. Par exemple tu peux mixer entre prestations rémunérées et bénévolat, c’est pas du tout pareil de vendre 3 jours à ton TJM dans lequel tu es à l’aise et ensuite de proposer un jour de bénévolat. Une autre option, c’est d’ajuster le périmètre de ta mission. Pour te donner un exemple très concret : si tu vends une mission en prestation de communication à une structure qui veut se développer pour avoir plus d’impact, tu peux lui proposer effectivement le la stratégie complète de la réflexion à la production, à l’analyse, et cetera. Mais si c’est trop cher pour la structure, et ben peut être que tu peux lui proposer la stratégie et la formation pour qu’elle puisse faire la production elle-même. Donc y a plein de moyens en fait d’ajuster la mission pour que ce soit acceptable pour toi et abordable pour la structure. Il y a une notion vraiment qui nous semble importante et qu’il faut pas oublier. D’ailleurs y aura quelques témoignages très concrets sur ça par la suite, c’est que si tu baisses trop ton TJM vraiment le risque c’est que tu sois frustré et que tu retournes après peut-être dans le secteur classique. Et là j’avoue que nous avec Charlotte on se dirait qu’on a un peu échoué dans la démarche. Il faut que ton activité de Freelance For Good soit pereine et durable. Et d’ailleurs, ça nous fait penser à une copywriter top Voice de LinkedIn que tu connais peut-être, Nina Ramen a une phrase qui nous semble résumée un peu tout ça de manière très claire : « Si tu vends comme du H&M, tu seras traité comme du H&M. Si tu vends comme du Hermès, tu seras traité comme Hermès » Donc voilà, nous l’idée c’est de trouver le juste milieu, c’est de trouver quelque chose qui est acceptable pour toi et abordable pour la structure. Je sais pas ce que t’en penses Charlotte ?

Charlotte : Je partage complètement que c’est important de réfléchir à la valeur perçue. Et effectivement, si tu baises trop ton TJM, ton client verra la valeur perçue de ce que tu lui livreras plus faible et c’est un peu dommage parce que toi tu t’es donné sur la mission et du coup y a un décalage entre tout ce que t’as entrepris pour livrer quelque chose de qualité et ce que ton client percevra à la fin et c’est vraiment dommage d’avoir ce décalage. Et pour revenir sur le sujet du RIB que je trouve super intéressant, si on rétropédale par rapport à l’aventure Social Declik, c’est d’ailleurs ce qu’on avait fait pour réfléchir finalement au modèle économique et au business plan de Social Declik. Et je trouve que c’est intéressant quel que soit l’aventure dans laquelle on se lance, qu’on soit entrepreneur ou freelance de vraiment partir de ça. Mais je pense que le mieux pour évoquer ce sujet, c’est finalement de faire écouter à nos auditeurs et à nos auditrices des témoignages comme tu le disais Coline, de freelances qui nous expliquent justement comment ils abordent ce sujet : De l’argent. C’est l’instant témoignage.
On va démarrer par un témoignage qui est celui d’Alexandre, qui est développeur web et justement qui va nous parler de la façon dont il vit financièrement, de ses activités de freelance for good.

Alexandre : Salut Charlotte. Moi, c’est Alexandre Phiev, je suis développeur web en freelance depuis 7 ans et ça fait un an maintenant que je me dédie à 100 % à des missions à impact. Donc, pour en arriver là, il y a environ 2 ans et demi, j’ai commencé à questionner mes missions de l’époque et le fait qu’elles soient pas vraiment en accord avec mes valeurs. Et j’ai décidé de dédier un jour par semaine seulement à des missions à impact au début à la recherche de missions à impact, puis vraiment à travailler sur ce genre de projet et petit à petit, pendant un an, j’ai rajouté un jour en plus, puis un autre jour par semaine pour arriver à voilà 3 jours par semaine de projets qui vraiment étaient en accord avec mes valeurs. Et au bout d’un an, j’ai vraiment décidé d’arrêter la mission classique qui n’était pas forcément un impact pour me dédier vraiment à des projets qui me tiennent à cœur. Et j’ai vu pendant cette première année en fait qu’en tant que freelance développeur web c’était largement faisable, donc je m’y suis mis à 100 % et au début j’avais pas du travail tous les jours donc y a évidemment de la prospection. C’est un peu plus compliqué qu’avec des missions classiques juste parce qu’on réduit le champ des possibles. Mais c’est quand même faisable et mon objectif après un an, c’était de gagner autant qu’en fait quand je travaillais sur des missions classiques. Et j’étais vraiment pas loin la première année et là j’entame la 2ème et ça démarre vraiment bien donc aucun regret.

Coline : Super, ce témoignage, c’est enthousiasmant et on se rend compte que finalement, on peut complètement vivre correctement et avec de la visibilité aussi. C’est ça qui est intéressant dans le témoignage d’Alexandre d’une activité de freelance for good.

Charlotte : Complètement, et ce qui est intéressant je trouve aussi, c’est qu’il parle de cette transition. Il y a que le freelance qui permet de faire cette transition justement entre secteur classique et secteur à impact où lui pendant un an il a mixé entre les 2 pour tranquillement pouvoir aller sur le secteur à impact au bout d’un an. Le 2ème témoignage qu’on voulait vous partager, c’est celui de Mathilde, freelance en communication, C’est parti.

Mathilde : Hello Coline, moi c’est Mathilde, je me suis lancée en freelance il y a un petit peu plus d’un an avec l’envie de trouver des missions à impact. Aujourd’hui, c’est chose faite puisque j’ai 50 % de mes clients qui sont dans le secteur de l’impact et l’autre moitié qui sont des entreprises un petit peu plus classiques, notamment dans le secteur de l’immobilier qui est le secteur dans lequel j’ai évolué avant de me lancer en tant que freelance. Quand je me suis lancée donc en freelance et que j’ai cherché des missions dans l’impact, j’ai commencé par travailler avec des associations, je me suis rendue compte que les budgets étaient assez restreints. J’ai donc décidé d’appliquer 2 types de TJM donc j’ai un TJM pour les entreprises dites classiques et j’ai un TJM qui est de l’ordre de 20 à 30 % plus bas pour les entreprises de l’impact. Cette technique, ça me permet d’arriver à une moyenne qui correspond à mon niveau d’expertise et à la valeur que j’apporte à mes clients et ça me permet aussi du coup de pas être frustré sur ma facturation et d’être rémunéré à ma juste valeur.

Coline : Hyper intéressant aussi le témoignage de Mathilde. Et c’est vrai qu’il y a aussi cette possibilité de mixer son TJM enfin de d’ajuster son TJM entre en fonction des clients et du budget des clients. Et ça aussi c’est que le Freelancing qui permet de faire ça.

Charlotte : Et d’ailleurs j’ai entendu de la bouche d’une freelance que c’était la le nom de cette stratégie, c’est la stratégie Robin des Bois. Donc en fait prendre un peu plus à ceux qui ont plus de moyens ou clients, qui ont plus de moyens pour finalement permettre à ceux qui l’ont moins de pouvoir aussi s’offrir les services de d’un freelance qui a un super niveau de séniorité et une belle expertise. Et je trouve cette image Robin des Bois assez.

Coline : Cool et là ça me fait penser à Mathilde en mode Robin des Bois avec une flèche dans le dos et j’avoue que l’image est plutôt marrante. Le dernier témoignage qu’on voulait vous partager, c’est celui de Xavier. Alors peut-être petit spoiler alerte, c’est aussi un développeur web, donc là il y a 2 développeurs web, mais dans notre communauté on a plein de profils différents. Mais voilà, ça veut pas dire que si vous n’êtes pas développeur web ou en marketing comme les Mathilde, vous ne pouvez pas faire des missions impact. On a par exemple des profils, communication, gestion de projets, data marketing, prospection commerciale. Donc on vous partage ce dernier témoignage de Xavier qui est freelance.

Xavier : Salut Coline, moi c’est Xavier. Je suis freelance depuis 4 ans maintenant et je me suis spécialisé dans le développement de sites web principalement pour les associations. Alors la première mission, j’étais assez stressée et j’avais vraiment envie de changer et de faire quelque chose qui me plaisait. Donc dès que j’ai eu cette proposition pour un poste formateur développeur web pour une association, je me suis un peu lancée dedans et donc j’ai accepté un TJM à 300€ par jour alors que d’habitude j’étais plus sur des 650€ / 700€ donc j’étais très content parce que forcément ils m’ont pris. Mais très vite je me suis rendu compte qu’en fait c’est moi qui avait fixé mon TJM et ils avaient un peu plus de budget donc ils auraient peut-être plus payer un peu plus. Et même si la mission était très cool et a duré 6 mois, il y a eu de la frustration qui s’est accumulée, ce qui fait que quand ils m’ont proposé de continuer avec eux, en fait j’avais trop de frustration pour dire oui. Donc on s’est arrêté après 6 mois, donc maintenant je travaille qu’avec des structures à impact. Cette première expérience m’a servi de leçon et je me suis fixé maintenant un TJM minimum en-dessous duquel je suis pas prêt à descendre, c’est 450€ par jour. Et ce qui se passe c’est que je vais définir mon TJM en fonction de l’association ou l’entreprise que j’ai en face donc à savoir la durée de la mission qui est quand même un facteur important, mais aussi son impact et le budget qu’ils ont. Il y a des associations avec qui je travaille, qui ont beaucoup de subventions. Donc là je vais pas hésiter à aller chercher des TJM à 600€ quasiment ce qui se fait dans le secteur classique entre guillemets. Pour des associations qui ont avoir moins de budget ou moins de temps, dans ce cas-là je descends jusqu’à 450€. Aujourd’hui j’ai maintenant un bon réseau donc j’arrive à avoir des missions quasiment à temps complet. Ce qui fait que j’ai un niveau de vie qui est quasiment équivalent à celui que j’ai avant CDI en finance.

Coline : Voilà donc le dernier témoignage de Xavier qui parle de sa frustration. Comme quoi c’est vraiment quelque chose qui ressort la frustration quand on met un TJM trop bas.

Charlotte : Ce que j’aime bien dans ce petit panel de freelance for Good, c’est qu’on voit ressortir les 2, les 2 grandes tendances chez les personnes qui veulent se lancer dans le freelance for good Xavier et Alexandre d’un côté, qui était freelance depuis un moment et qui ont décidé de se spécialiser petit à petit dans le secteur de l’impact positif. Et Mathilde, qui était salariée et qui a décidé de devenir freelance pour vraiment pouvoir mettre de l’impact et du sens dans son travail.

Coline : En résumé de tout ça, moi ce que j’ai envie de retenir, c’est que finalement, travailler avec de l’impact soit retourner vivre chez ses parents. Bah en fait c’est possible hein.

Charlotte : Et c’est plutôt une bonne nouvelle. J’ai envie de te dire. Du coup ce qu’on voulait faire pour vous aider à avancer dans vos dans votre réflexion, parce qu’en fait avec Colin on a une petite passion TODO, on adore les petits plans d’action et du coup on voulait proposer 3 actions à mettre en place pour avancer sur ce sujet-là.
La première action qu’on t’invite à faire, c’est tout simplement te dire que c’est possible et qu’en fait il existe plein de moyens de se sentir utiles, d’être utile, de s’engager et qu’en fait il faut trouver le ta façon à toi, celle qui te convient le mieux et celle dans lequel tu vas vraiment pouvoir te sentir bien te sentir. Vivant et pouvoir aussi te sentir réaligner avec tes valeurs, parce que c’est ce qu’on entend le plus souvent, c’est cette envie de réaligner son activité pro et ses valeurs personnelles.

Coline : La 2ème action, c’est d’identifier un freelance qui a tes compétences justement pour te dire que c’est possible, un freelance qui travaille pour des structures impact et là on t’invite vraiment à le contacter. Linkedin est ton meilleur ami pour discuter en toute transparence. Nous on le, on le conseille à beaucoup de gens et dans ce secteur là tout le monde est plutôt bienveillant et OK pour discuter et partager. Donc voilà ta 2ème action à faire à la fin de ce podcast, c’est de trouver un freelance qui a tes compétences et qui travaillent dans l’impact et direct le ou la contacter.

Charlotte : Et la 3ème action, c’est de calculer ce fameux RIB; le Revenu Induit par les bBsoins pour justement pouvoir en déduire ton TJM cible et du coup comme le disait Coline tout à l’heure, tu prends une petite feuille et tu te notes tes dépenses, tu te prévois aussi un petit peu d’épargne, tu n’oublies pas tes loisirs et tes plaisirs parce que c’est important en toute sobriété bien évidemment. Et je pense que t’auras plutôt une bonne surprise.

Coline : Voilà et ben, écoute, tu repars avec ces 3 actions, on espère que ça te donne la pêche. On voulait terminer ces épisodes de podcast par la rubrique ressources, c’est l’instant ressource.
On commence tout simplement par un article que nous avons fait justement sur les prix en freelance, on a fait une enquête sur 39 participants qui travaillent dans le secteur de l’impact. On a ajouté une petite infographie, on mettra le lien dans la description du podcast. Mais voilà pour t’inviter à comprendre concrètement comment ça se passe au niveaux des TJMs dans le secteur de l’impact. Tu verras les niveaux de TJMs en fonction de si ce sont des structures impact ou pas. Et donc pour t’aider à y voir plus clair, on t’invite aussi à regarder notre chaîne Youtube sur la partie inspiration de freelance. On adore faire témoigner nos freelances. On adore partager des expériences, partager des témoignages donc sur notre chaîne Youtube, je pense que tu trouveras de quoi faire pour t’inspirer.

Charlotte : 2ème chose, on a 300 heures au compteur de discussion avec des personnes qui souhaitent se lancer dans le freelancing for good mais on a envie de faire monter ce compteur là encore. Donc si vraiment t’as des questions, n’hésite pas, quel que soit le niveau de maturité de ton projet, contacte nous là où tu nous trouveras le plus facilement. C’est sur LinkedIn ou sur Instagram aussi d’ailleurs dans notre bio t’as même un lien cally pour prendre un petit visio café avec nous et ce sera avec le plus grand plaisir qu’on discutera de ta situation et de tes aspirations,

Coline : C’est clair et ça serait bien de monter la jauge à un mois complet de temps avec des freelances. En tout cas, nous, on adore faire ça avec Charlotte, échanger avec vous, donc vous serez les bienvenus. Et Ben merci beaucoup. C’était trop chouette de faire ce premier épisode et à très bientôt pour un prochain épisode. Alors on espère que tu repars avec des bonnes ondes et l’envie d’agir. Et nous on revient rapidement pour un nouvel épisode.

Charlotte : N’hésite pas à t’abonner et à nous recommander à tes amis freelance pour continuer à se serrer les coudes et n’oublie pas, tu n’es pas seule.

Coline : Le mouvement freelance for good est en marche.

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