À la rencontre de Lio, communicante responsable au service de projets à impact positif

Alicia D'huvé

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Jusqu’ici, on vous a souvent partagé des témoignages de personnes qui ont découvert les enjeux écologiques et sociaux au cours de leur carrière et qui ont ensuite, décidé de mettre du sens et de l’impact dans leur travail en optant pour le freelancing.

Lio c’est different, elle a été biberonnée très tôt dans sa vie aux enjeux écologiques et sociaux. Puis la vie l’a menée vers des études en Marketing et Communication. 

Finalement, c’est quand elle décide de devenir freelance dans un premier temps pour répondre à sa soif de liberté, que le sujet de l’impact positif s’est représenté à elle. 

Et pourquoi pas devenir Freelance For Good ? Une communicante responsable au service de projets à impact positif. 

Lio revient sur son parcours, ses aspirations, son expérience avec Social Declik et ses ambitions pour l’année 2024.

Tu te présentes en deux mots ?

Je suis consultante en communication responsable, basée en région parisienne. Sinon, je dirais que je suis une personne qui voit souvent le verre à moitié plein

Pourquoi as-tu décidé de devenir freelance et plus particulièrement freelance for good ?

J’ai décidé de devenir freelance parce que j’ai besoin d’équilibrer entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle, et surtout d’avoir la main sur mon organisation. Le salariat n’est pas forcément adapté à ce besoin, selon l’entreprise où l’on travaille. 

Concernant le secteur de l’impact, j’ai toujours été une personne engagée, influencée par mon entourage. J’ai vraiment été biberonné aux enjeux sociaux et environnementaux; Bien que mes études en économie, gestion, marketing et communication ne soient pas forcement orientées « for good », cet engagement m’a rattrapée au moment d’entrer dans le monde du travail. J’ai voulu utiliser mes compétences et talents pour soutenir des structures dans le secteur de l’impact.

Qui dans ton entourage t’a sensibilisé aux enjeux écologiques et sociaux ?

Principalement ma famille. Par exemple, ma marraine et mon parrain sont très engagé·es dans des associations locales qui aident des personnes sans papiers ou des migrants. Mon père a plus de 50 ans d’expérience chez Emmaüs. J’ai grandi dans un environnement axé sur l’écologie et le social.

Qu’est-ce que tu faisais avant de devenir freelance ?

Pendant mes études, je faisais déjà un peu de freelancing, principalement dans l’événementiel, donc rien à voir avec le secteur de l’impact. J’organisais des événements publics, privés et professionnels. Après mes études, j’ai décidé de continuer en freelance, car ce mode de vie me convenait, et d’orienter mon activité vers le secteur de l’impact.

Est-ce que tu avais des craintes au moment de te lancer en freelance dans l’impact ?

En tant que freelance, non, car je suis une personne qui rebondit et trouve toujours des solutions quand ça ne se passe pas comme je veux. 

Dans le secteur de l’impact, j’étais préoccupée par le budget limité des petites associations, qui souvent réduisent en premier lieu le budget marketing et communication. Je me demandais si j’allais trouver ma place en tant que consultante en communication. Finalement, j’ai découvert que beaucoup d’associations et d’organisations ont besoin de communication stratégique et d’expertise et qu’ils ont des moyens pour ça, ce qui m’a rassurée.

Peux-tu nous parler de ta rencontre avec Social Declik ?

Je montais déjà un projet for good avec une amie, et nous étions incubées. J’ai cherché sur Google « freelance for good » et le premier résultat était Social Declik. Après avoir exploré le site, j’ai été contactée par Coline et de fil en aiguille, je me suis dit que c’était intéressant. Tout a commencé par une simple recherche Google.

Tu as ensuite participé au programme Freelance for Good, tu nous en parles ?

J’ai fait partie de la promo de mars 2023. Mon objectif était de trouver un positionnement clair, car je me définis comme un couteau suisse de la communication. 

J’ai un profil plutôt généraliste ; je sais faire plein de choses sans avoir une spécialisation particulière. Ce qui est compliqué, c’est que dans ce cas-là, il faut réussir à livrer un message clair pour que nos prospects puissent comprendre exactement ce que nous faisons. C’était vraiment ce que je cherchais : formuler un positionnement clair et définir ce que je sais faire et ce que je vends en tant que freelance for good.

Le programme m’a aidée à formuler mon positionnement et à mieux comprendre le secteur de l’impact. Comme je je le disais, le secteur de l’impact ce n’est pas uniquement des associations. Il existe de nombreuses formes juridiques dans l’économie sociale et solidaire. Il y a aussi beaucoup de marques engagées, d’entreprises labellisées, de sociétés à mission, etc., dans le secteur privé, de plus en plus de structures prennent le chemin de la RSE.

J’ai aussi beaucoup appris sur moi-même, ma façon de travailler, les outils et ressources disponibles, et élargi mon réseau. 

Comment ça s’est passé avec les autres participant·e·s de la promo ?

C’était très enrichissant. Il y avait des synergies et beaucoup d’échanges de conseils entre ceux qui étaient nouveaux dans le freelancing for good et ceux qui voulaient approfondir le sujet. La diversité des profils a été une vraie richesse.

Tu as ensuite rejoint la communauté Social Declik, pourquoi ?

Je cherchais à la fois un réseau et des ressources. 

Quand on rejoint la communauté, on fait connaissance avec d’autres personnes et profils. Par exemple, lorsque j’ai intégré la communauté, j’ai reçu un message de Thomas qui m’a dit « Viens, on fait connaissance, pour partager nos expériences, nos formations et ce que nous faisons. »

Ce que je cherchais aussi, ce sont des ressources. Ce que j’aime aussi avec la communauté Social Declik, ce sont toutes les formules comme les Kapsules, les weekly Déclik, auxquels on peut participer quand on le peut, car parfois on n’a pas toujours le temps. Les sujets sont super intéressants.  

Le dernier auquel j’ai participé portait sur l’écoféminisme, un sujet que je ne connaissais pas du tout. De plus, j’apprécie également le fait de pouvoir suivre des petites formations sur des outils comme Notion, un outil que j’utilise beaucoup et que j’enseigne à des étudiants et étudiantes en gestion de projet. Donc tout cet écosystème est très intéressant.

Peux-tu nous parler de ton quotidien de Freelance For Good ?

Il n’y a aucune journée qui se ressemble, ce que j’adore. Métro boulot dodo c’est pas trop mon truc. Je me fais des petites routines et j’organise mon temps entre prospection, communication et personal branding. Je travaille parfois en équipe et parfois seule. J’aime cette flexibilité et diversité dans mon travail.

Peux-tu nous donner des exemples de missions ?

Actuellement, mes missions tournent beaucoup autour de la formation.

En ce moment, je donne des cours dans deux écoles du groupe Omnes, Sup de Pub et l’ECE. J’accompagne des étudiants et étudiantes dans la réalisation de projets à impact positif. Je vais donc encadrer des étudiants et étudiantes en management et intelligence collective cette année.

J’ai également été approchée par un cabinet de recrutement pour devenir intervenante dans des centres de formation, afin d’intervenir en RSE et communication responsable.

Et tout récemment, j’ai effectué une mission avec la Banque de France ; j’ai été contactée par l’organisme de formation qui collabore avec la Banque de France pour animer un atelier sur la communication non violente.

Es-tu satisfaite de ta situation de Freelance For Good ?

Le travail prend beaucoup de place dans notre vie, l’idée c’est de travailler sur des sujets qui nous intéresse et surtout alignés avec nos valeurs.

Financièrement, ça va, mais j’ai des objectifs de croissance. J’apprécie également l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle que le freelancing m’offre.

Je suis une personne très organisée. C’est moi qui gère l’organisation de mes missions, et je suis très satisfaite de cela. C’est d’ailleurs pour cette raison que je me suis lancée dans le freelancing : pour avoir cet équilibre et pour avoir la possibilité de contrôler les périodes où je vais travailler intensément et celles où je vais ralentir sur mon activité.

Comment fais-tu pour trouver des missions qui correspondent à tes aspirations ?

Ma méthode de prospection est de privilégier l’aspect humain.

Activer mon réseau et personnaliser mes approches est ce qui fonctionne le mieux pour moi. Le fait d’avoir des recommandations et de pouvoir travailler ensemble parce que nous nous connaissons déjà est très efficace.

Sinon, lorsque ce sont des personnes ou des structures avec lesquelles je ne suis pas familière, j’aime expliquer dans quel contexte j’ai connu cette organisation et pourquoi j’ai envie de travailler avec eux. Cela est bien plus impactant que de parler uniquement de soi. L’idée est de parler d’eux et de leurs besoins. C’est d’autant plus important dans le secteur de l’impact

Développes-tu une stratégie de personal branding ?

J’ai construit ma stratégie de personal branding sur LinkedIn. Bien que j’ai un site Internet en cours de construction, je maintiens une présence sur les moteurs de recherche.

L’idée sur LinkedIn, le réseau social professionnel par excellence, est d’aller là où se trouvent les professionnels. Bien qu’il y ait beaucoup de créateur·trices de contenu, ma stratégie consiste à affirmer ma position. Je ne cherche pas seulement des likes ; lorsque l’on visite mon profil, on sait immédiatement comment je me positionne. Je travaille sur la qualité de mes publications et je me suis fixé comme objectif d’écrire deux posts par semaine, ce qui est raisonnable. Pas un par jour, car cela va à l’encontre de mes valeurs de numérique responsable.

Quels sont tes objectifs pour 2024 ?

Je voudrais travailler avec une structure de l’ESS.

Pour le moment, ce sont principalement des centres de formations, ce qui est très bien car la formation contribue à la transmission et a un impact. Cependant, j’aimerais trouver des missions plus opérationnelles pour des associations, des coopératives, peu importe leur forme juridique, mais vraiment dans le secteur de l’économie sociale et solidaire.

Comme objectif personnel, je souhaite parler couramment l’anglais et l’italien.

Un conseil pour les futurs Freelance For Good ?

Osez le faire. Parfois, on n’ose pas par méconnaissance ou par peur de l’échec. Qui ne tente rien n’a rien. Essayez, et même si ça ne marche pas, vous n’aurez pas de regrets.

Un dernier mot à nous partager ?

Le mouvement Freelance For Good est en marche.

Découvre l’interview vidéo de Lio sur notre chaîne YouTube.

Et si à ton tour, tu veux démarrer ta transition pour devenir Freelance For Good, découvre notre programme collectif et en ligne.


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