Quelle place prend le numérique aujourd’hui dans les asso ?

Charlotte

|

Quand on est freelance dans le digital (développeur, datascientist, Marketing/Communication digitale ou encore chef de projet) et qu’on souhaite travailler pour des structures à impact positif, on peut se poser deux questions tout à fait légitimes :

  1. Quelle est la place du numérique dans les associations ?
  2. Ont-elles besoin de mes compétences ?

On te partage ici un éclairage qui, d’une part pourra te rassurer sur la place que prend le digital dans l’économie de l’impact et d’autre part t’aidera à appréhender la maturité digitale de ces structures et leurs enjeux pour l’avenir.

Il s’agit de la 4e édition du Baromètre “La place du numérique dans le projet associatif”, réalisé par Solidatech et Recherche et Solidarités.

On a eu la chance de découvrir les résultats de cette enquête lors du Forum National des Associations et Fondations qui s’est tenu le 20 octobre dernier.

On te dévoile ici ce qu’on en a retenu.

Femme devant un ordinateur qui travaille et deux personnes dans le fond qui discutent à côté de cartons.

Une enquête d’envergure mais uniquement sur des structures associatives

En préambule, il est important de rappeler que cette enquête a été réalisée uniquement sur des associations (et exclue donc les autres structures du secteur de l’ESS soit les coopératives, fondations, entreprises à mission et labellisées ESUS, BCORP and Co).

2 776 responsables associatifs représentatifs de la diversité du tissu associatif à l’échelle nationale ont été interrogés.

Enseignement #1 : La crise COVID a accéléré les pratiques digitales

Oh surprise ! Non, pas vraiment, mais c’est intéressant de détailler dans quelle mesure la crise COVID et la série des confinements ont obligé le secteur associatif comme tant d’autres à faire évoluer leurs pratiques digitales.

  • 26 % des associations ont vu leurs pratiques numériques accélérées avec la crise ;
  • 19 % se sont lancées à cette occasion, dont 7 % encore en difficulté ;

Les évolutions positives constatées par les dirigeants sont principalement une meilleure participation grâce aux échanges à distance mais aussi une meilleure circulation de l’information et une facilitation des prises de décisions.

Elles sont donc aujourd’hui plus enclines à adopter des méthodes de travail hybrides en prenant le meilleur des deux mondes présentiel/digital.

Enseignement #2 : La visibilité reste la première fonction du numérique

Et ça, c’est une bonne nouvelle pour tous les freelances développeurs et communicants qui vont pouvoir aider les associations dans leur stratégie de visibilité et notoriété sur la toile.

Quelques chiffres pour étayer le propos :

  • 71% des associations ont un site web et sont présentes sur les réseaux sociaux
  • 74% d’entre elles utilisent le numérique pour mieux faire connaître l’association
  • 70% d’entre elles utilisent le numérique pour améliorer l’animation du réseau

Les usages pour améliorer la collaboration en interne ont également fortement augmenté, notamment pour travailler efficacement ensemble et organiser les AG et les CA en ligne.

Pour cela, il y a eu un boom de l’usage d’outils numériques, voici le TOP 5 :

  • N°1 : Les sites internet
  • N°2 : Les réseaux sociaux
  • N°3 : Les outils de visio-conférence
  • N°4 : Les outils de partage et stockage de la donnée
  • N°5 : Les outils de conception graphique

Enseignement #3 : Encore des difficultés sur le numérique

Entre l’édition de 2019 et celle de 2022, on constate quand même une bonne nouvelle : Un recul de 8% des associations qui considèrent rencontrer des difficultés sur le numérique notamment grâce à des usages qui se sont accélérés avec la crise et qui a obligé une montée en compétences des acteurs avec l’aide de structures d’accompagnement sur le digital.

Malgré tout, seul 1/4 des associations déclarent ne pas avoir de difficultés sur le numérique. C’est peu.

Ces difficultés résident en premier lieu sur la dimension humaine notamment trouver des compétences et construire une culture digitale partagée.

Les difficultés techniques représentent également une part importante avec un manque de capacité à trouver les bons outils, à maintenir les solutions et à suivre les évolutions.

Et enfin, des difficultés financières qui empêchent les associations de s’outiller, de former ses équipes et de faire appel à des prestataires.

Une dernière difficulté qui est en augmentation (et c’est la seule !) entre 2019 et 2022 concerne la dimension stratégique pour garantir la cohérence avec le projet associatif, choisir les outils adaptés, évaluer la pertinence, ne pas perdre de vue son cœur de métier.

En résumé, si tu souhaites accompagner des structures associatives dans leur stratégie digitale ou plus précisément à gagner en visibilité sur la toile notamment grâce à un site Internet efficace et une stratégie éditoriale percutante sur les réseaux sociaux, tu vas répondre à un vrai besoin.

Haut les cœurs ! En synthèse, le digital prend une place de plus en plus importante dans le secteur associatif, avec un réel besoin dans le futur de construire une culture partagée sur le sujet, et aligner la stratégie digitale avec la stratégie globale.

Pour découvrir la synthèse de l‘étude, c’est par ici et pour les plus curieux l’étude complète est là.

Et si tu es freelance avec une furieuse envie de travailler pour des projets vertueux, rejoins la communauté Social Declik : On va t’aider à faire grandir tes compétences et ton réseau. Postule ici

Ça peut aussi t'intéresser

Impact positif

L’accessibilité numérique, une nécessité pour tout le monde

“L'accessibilité ne nous concerne pas, nous n’avons pas clients aveugles”... C'est faux ! L'accessibilité concerne tout le monde et tous les sites.

Impact positif

Structures de l’impact, comment se former et financer ses formations ?

Social Declik te partage des conseils pratiques pour structurer une stratégie de formation, trouver des partenaires adaptés aux acteurs de l'impact et trouver des voies de financement

Impact positif

Social Declik, raviver la flamme et redéfinir la vision

Entreprendre dans l'impact comporte des jalons. Après 3 ans d'aventure, les deux co-fondatrices de Social Declik ont voulu reclarifier la vision long terme et dessiner une nouvelle feuille de route.