Freelancing et parentalité : mode d’emploi pour survivre (et kiffer)

Charlotte

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Entre l’essor du télétravail et la vague de freelances qui déferle sur la France, on croise de plus en plus de parents qui choisissent de s’installer à leur compte. Pourquoi ? Parce qu’en théorie, le freelancing te donne la flexibilité que le salariat ne t’offrira jamais. Selon une enquête FlexJobs, 73 % des parents freelances pensent que c’est la solution pour équilibrer boulot et biberons. Spoiler : c’est vrai… à condition de bien s’organiser.

Mais attention, ça marche aussi dans l’autre sens. Imagine : t’es déjà freelance, peinard dans ton agenda libre comme l’air, et là… bam, tu deviens parent. Oui, ça change tout, et pas qu’un peu. C’est là que la question se pose : Est-ce que la parentalité va transformer ton business ou juste ajouter un nouveau projet à ta to-do list interminable ?

Ces questions, Ils et elles sont nombreuses à se les poser dans la communauté. Du coup, on a fait simple : une masterclass avec Nicolas Kalogeropoulos, ancien journaliste parentalité, auteur du blog Mon papa est un geek et photographe freelance depuis 15 ans. Il est venu nous partager ses astuces de ninja-parent-freelance.

Résultat ? On a trouvé plein de réponses cool pour t’aider à traverser ces changements de vie plus sereinement.

Papa devant l'ordinateur dans sa cuisine, téléphone à une main. Il a un bébé dans son porte-bébé et lui donne le biberon.

Les impacts d’une naissance sur ta vie de freelance

Être freelance, c’est déjà un peu une zone de doutes : « Suis-je un bon freelance ? Vais-je réussir à atteindre mes objectifs ? » Et quand tu deviens parent, même combat : « Suis-je un bon parent ? Est-ce que je vais pouvoir accorder du temps de qualité à mon (futur) enfant? » Mélange tout ça et bonjour le fatique émotionnelle, voire le burn-out. Pourtant, freelance, c’est synonyme d’agilité, et ça, c’est l’un de tes super pouvoir que tu vas pouvoir utiliser pour jongler entre tes deux casquettes. Organiser une réunion client à la dernière minute ? Easy. Trouver une nounou à la dernière minute ? Encore mieux, tu es en mode projet non-stop !

Mais la vraie révolution, c’est que l’arrivée d’un enfant chamboule tout :

  • Moins de temps, mais plus de dépenses. Et non, bébé ne paye pas de facture.
  • Ta liberté de bosser en pyjama à midi ? Bye-bye. Il va falloir t’adapter à un nouvel emploi du temps (celui du bébé, pas le tien, hein).
  • Les mamans freelances doivent gérer la fameuse « dernière mission avant le break ». Est-ce que je prends cette mission ou pas ? On est d’accord, c’est digne d’un casse-tête professionnel.

Freelance + bébé = droits à connaître

Heureusement, même en freelance, tu as des droits. Les mamans, si vous êtes affiliées à la Sécurité Sociale depuis au moins six mois, vous avez droit à 16 semaines de congé maternité, rémunérées à hauteur de vos revenus des trois dernières années. En gros, si Eva fait 45 000 € de chiffre d’affaires annuel, elle va toucher environ 7 000 € pendant ses 112 jours de congé.

En plus de cela, elle percevra une aide forfaitaire de « repos maternel » de 3 864 euros, versée en deux fois. Ces dispositifs permettent aux freelances de préparer et de vivre sereinement leur période de maternité tout en assurant une certaine sécurité financière.

Les papas freelances ne sont pas en reste. Vous avez droit à 25 jours de congé paternité, payés aussi en fonction de vos revenus. Paul, par exemple, avec son CA de 45 000 €, va se faire un joli petit 1 575 € pour passer du temps avec son mini-lui.

Les freelances bénéficient également d’un ensemble d’aides financières pour les accompagner dans leur parcours de parentalité. Parmi celles-ci, une prime à la naissance de 1 000 euros est accordée sous certaines conditions, apportant un soutien appréciable lors de l’arrivée d’un nouvel enfant. En plus de cette prime, les parents peuvent prétendre à l’allocation de base de la CAF, qui aide à couvrir les dépenses liées à l’éducation des enfants. Si un freelance choisit d’interrompre ou de réduire son activité pour s’occuper de son enfant, il peut bénéficier du Complément de Libre Choix d’Activité, qui compense une partie de la perte de revenus. Enfin, pour ceux qui optent pour une garde d’enfant, le Complément du Libre Choix du Mode de Garde permet de rembourser jusqu’à 85 % des frais engagés. Ces dispositifs visent à alléger la charge financière des freelances et à leur offrir la possibilité de concilier au mieux vie professionnelle et vie familiale.

Combien coûte un bébé ? Spoiler : beaucoup trop

Prépare-toi, parce que ce bébé, il va te coûter un bras. Rien que le lait en poudre, c’est environ 1 200 € par an. Les couches ? Entre 500 et 700 € annuels. Et ça, c’est juste pour les trucs de base. Si tu comptes la déco de la chambre, la poussette dernier cri et les jouets qui font bip-bip, tu dépasses vite les 5 000 € dans l’année.

Mais si tu nous lis, c’est que tu as une conscience écologique. Tu vas donc pouvoir encore une fois te tourner vers la seconde main et les dons d’amis ou de famille.

Freelance et parent : le combo gagnant (ou pas)

Maintenant, les bonnes nouvelles : être parent et freelance, ça a ces avantages. La flexibilité est ton alliée, tu peux adapter tes horaires, rester plus présent(e) pour les moments clés (sorties scolaires, premiers pas, etc.). En moyenne, les freelances bossent 36 heures par semaine, selon Upwork. Comparé aux 9-17 du salariat, c’est plutôt cool.

Il y a aussi la diversification des revenus : plusieurs clients = plusieurs sources de chiffre d’Affaires. Et l’arrivée de ton bébé peut même te motiver à revoir ton TJM à la hausse. Parce que oui, c’est une bonne occasion pour augmenter les prix quand on tergiverser à le faire. Cela peut être l’occasion de repenser son business plan pour gagner plus sans forcément travailler plus, grâce à des techniques d’efficacité comme la matrice d’Eisenhower ou la méthode Pomodoro. L’arrivée d’un enfant peut même être le déclic pour revoir ses tarifs à la hausse.

Être freelance, c’est aussi choisir des projets qui vous passionnent, ce qui peut contribuer à un épanouissement professionnel, tout en offrant à votre enfant une image positive du travail. Plutôt sympa d transmettre ça, non ?

Enfin, devenir parent vous ouvre à un nouveau réseau, où vous partagez une connivence avec d’autres parents, ce qui peut être bénéfique tant sur le plan personnel que professionnel

Mais soyons honnêtes, il y a des risques qu’on peut anticiper pour les réduire ou du moins mieux les vvre. L’instabilité financière, c’est pas simple à gérer. Et ne pas avoir de revenus fixes quand t’as un bébé, ça stresse.

L’isolement aussi : être seul(e) chez soi, sans collègue avec qui partager ses joies et ses déboires de jeune parent, c’est dur. Et puis, la gestion du temps, on en parle ? Enfin, la gestion du temps devient un enjeu crucial : la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle peut s’estomper, rendant plus difficile la priorisation des tâches et augmentant le risque de burn-out.

Le plan d’attaque : 7 règles d’or pour ne pas craquer

On te partage 7 règles d’or partagé par Nicolas et les participants à cette masterclass pour mettre de l’huile dans les rouages et jongler entre ces deux rôles sans (trop) d’encombre

  1. Pose-toi les bonnes questions : Crèche, nounou, horaires… fais tes choix en amont.
  2. Planifie tout : Utilise ton Google Calendar comme si ta vie en dépendait.
  3. Crée ton espace de travail : Pas de place à la maison ? Café ou co-working, c’est ton ami.
  4. Communique avec ta famille : Mets les choses au clair. Le soutien, ça change tout.
  5. Fixe des limites : Pas dispo H24. Il faut que tout le monde comprenne que tu bosses.
  6. Prends des pauses : Ton bien-être compte. Un break, ça recharge les batteries.
  7. Rejoins des communautés : Parents freelances, tu n’es pas seul(e). Partage tes galères, ça soulage.

Conclusion

Allier parentalité et freelancing peut sembler un défi, mais avec avec un peu d’anticipation et une bonne organisation, il est tout à fait possible de partir sur de bonnes bases.

Ici on n’a pas parlé de tout le bonheur que c’est, le moteur pour mettre de l’engagement dans son travail et aussi grandir, devenir une version plus chouette se soi-même (sauf quand on est au bout du rouls dans le tunnel du soir).

Parce que devenir parent, c’est aussi apprendre à devenir plus flex et à prendre du recul !

Sources pour les dépenses : https://www.monpapaestungeek.fr/outil-quel-budget-pour-mon-bebe/

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