Dessine-moi un freelance for good

Charlotte

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Le mouvement Freelance for Good est en marche.

Si tu suis Social Declik sur les réseaux sociaux ou que tu as fait un tour sur notre site web, tu es forcément tombé sur la conviction que Coline et Charlotte, les co-fondatrices, partagent à tous ceux qui veulent bien l’entendre. Les Freelances aussi veulent du sens et de l’impact dans leurs missions et accompagner des structures du secteur de l’impact positif pour participer à la construction d’un monde meilleur.

Comme le titre ne l’indique pas, le Freelance For Good est tout sauf un mouton !

Au contraire, il est prêt à consacrer du temps et de l’énergie pour :

  • Mieux comprendre les enjeux sociaux et environnementaux de notre monde,
  • Être à même d’apporter une approche responsable et éthique à son métier
  • Trouver des missions alignées avec ses valeurs.

À contre-courant du paradigme de l’hyper croissance, il veut renouer avec le sens.

Coline et Charlotte ont créé il y a deux ans Social Declik et le mouvement Freelance For Good pour accompagner les indépendants dans cette quête. Et premier constat : ce ne sont plus des cas isolés, loin de là …. On t’en dit plus sur cette tendance qui participera, on l’espère à la transformation plus globale du monde du travail et du monde tout court.

Une petite fille qui dessine un bonhomme sur un tableau blanc

Le Freelancing For Good, quelle est l’ampleur du phénomène ?

Alors, alors … à ce stade, il n’existe aucune étude sur les tendances du Freelancing For Good … Mais on espère bien sortir une analyse complète sur la question prochainement.

Dans l’intervalle, on peut déjà te partager deux tendances fortes :

Une croissance forte du nombre de freelances

  • Depuis 2009, le freelancing connaît une augmentation de 92% d’après une étude menée par Malt et Boston Consulting Group (BCG). Oui, c’est énorme.
  • En 2021, on compte 1,2 millions de freelances en France. Oui ça fait beaucoup de monde
  • Plus de doute, ce n’est plus un choix par défaut, mais une vraie volonté, assumée des travailleurs qui opte pour un statut d’indépendant pour répondre à une envie de liberté et d’autonomie, de diversité des projets et des clients et pour augmenter leurs revenus.
  • Et si on regarde ce qui se passe outre-Atlantique, il semble qu’on soit qu’au début de cette évolution du monde du travail, puisqu’aux Etats-Unis, les freelances représentent 36% de la population active.
  • Une autre preuve que les travailleurs boudent le salariat c’est le nombre de démissions qui a augmenté de 20% en deux ans. Les entreprises constatent aussi une autre phénomène, celui de la démission silencieuse. Ce sont des personnes qui restent en poste (pour le moment) mais qui sont totalement désengagées et démotivées.

Bref, le freelancing fait de plus en plus d’émules.

Une quête de sens au travail de plus en plus prégnante

On en parlait le mois dernier dans notre dossier consacré à la quête de sens au travail. Là aussi, on constate une nette augmentation des travailleurs qui souhaitent réaligner leur job avec leurs valeurs personnelles.

Un seul chiffre pour prouver cette nouvelle priorité : 18% des Français, soit 1/5 aimerait trouver du sens au travail.

Du coup, si on croise ces deux évolutions, celle du freelancing et celle du sens au travail, forcément le nombre de freelance en quête de sens et donc de missions à impact positif doit augmenter

Pourquoi freelancing et impact font bon ménage ?

D’après l’étude de Malt, les freelances se mettent à leurs comptes pour deux raisons : Le besoin de liberté et l’envie de CHOISIR ses clients.

Alors, l’élan de se mettre en freelance est souvent de pouvoir aligner ses clients avec ses centres d’intérêt et sa façon de travailler.

De plus, le freelancing est un statut idéal pour renouer avec du sens. On reste sur ces compétences existantes, mais on les met au profit de projets à finalité vertueuse. La transition est moins fastidieuse qu’une reconversion plus radicale tout en ayant le bénéfice de participer à la construction d’un monde meilleur.

Enfin, le statut de freelance est une collaboration intéressante pour les structures à impact et de l’économie sociale et solidaire. Même si historiquement, on pourrait penser que c’est en contradiction avec les valeurs de stabilité de l’emploi, rappelons tout d’abord que les freelances dont on parle ici, sont les freelances du numérique qui le deviennent par choix et non par manque de travail en CDI.

Pourtant, ce statut permet aux structures de résoudre l’équation budget limité et besoin d’expertise. Chez Social Declik, on voit beaucoup de structures se tourner vers les freelances car leur budget ne permet de prendre quelqu’un en CDI. Et freelance ne veut pas dire, quelqu’un qui s’en fiche, et qui ne va pas s’impliquer dans le projet.

Quand les valeurs sont partagées, la collaboration est une réussite !

Comment reconnaître un Freelance engagé ?

Le freelance engagé est assez facile à démasquer.

Il peut venir du salariat ou être freelance depuis un moment? Certains sortent aussi tout juste d’école.

Le freelance engagé n’a pas eu un seul déclic, mais sa transition vers l’impact a été progressive et plus ou moins rapide avec différents éléments déclencheurs dans son parcours :

  • Un déménagement d’une grande ville vers une plus petite ville ou la campagne
  • Un voyage qui lui a révélé les externalités négatives de nos modes de vies occidentaux sur d’autres écosystèmes ou d’autres populations.
  • L’arrivée d’un bébé, et la question qui va avec “Mais quel monde vais-je lui laisser ?”
  • La découverte d’un rapport du Giec, du documentaire demain, ou la participation à une fresque (climat, biodiversité, déchet).
  • Ou tout autre cheminement

Autres signes distinctifs :

  • Il a déjà fait pas mal d’efforts dans sa vie personnelle pour tendre vers un mode de vie plus sobre dans sa consommation, son alimentation ou encore ses déplacements.
  • Il est fort probable qu’il soit abonné à BonPote ou à un autre média militant pour le climat
  • Il se peut qu’il soit associé à Time For The Planet
  • Tu retrouveras dans ses dernières lectures Le Monde Sans fin de Jancovici (il dira très certainement Janco) ou Le Bug Humain de Sébastien Bohler.

Être freelance for good, chacun sa façon

Ce qui est génial dans le freelancing For good, c’est qu’il y a plusieurs façons de le mettre en pratique et d’apporter du “For Good” dans son activité d’indépendant. On a dessiné 3 chemins parmi les freelances que l’on accompagne.

1. Les puristes de l’impact

Ici, on retrouve souvent les personnes qui ont quitté le salariat dans des entreprises “traditionnelles” (= sans volonté d’avoir un impact positif sur notre société) dans des conditions difficiles : Burn out, Bore Out, Harcèlement ou plus simplement désenchantement. L’envie de changement est souvent plus radicale. L’idéal de ces néo-freelances est alors de travailler pour des “pure-players de l’impact”, à savoir des acteurs de l’économie sociale et solidaire ou des structures labélisées (ESUS, BCORP, LUCIE …). On retrouve aussi dans cette famille ceux qui tendent vers un engagement fort dans leur vie personnelle voir du militantisme.

2. Les progressistes

Ici, on retrouve les personnes qui ont quitté le monde de l’entreprise comme des freelances aguerris. Dans les deux cas, ils pensent que pour changer de paradigme, il faut accompagner des structures qui ne sont pas dans l’impact vers des modèles plus vertueux.

Dans cette famille, on peut avoir :

  • Les consultants RSE qui vont proposer un accompagnement global de la stratégie de l’entreprise pour la transformer vers un modèle durable.
  • On peut avoir aussi les freelances qui vont apporter une expertise “Responsable” à leur métier. À titre d’exemple, on peut prendre les développeurs web qui vont se former à l’écoconception et/ou à l’accessibilité ou encore les experts de la communication qui vont aider leurs clients à tendre vers une communication plus sobre et plus inclusive.                                                                                                                      

3. Les évangélistes

Ici, on retrouve les personnes qui souvent, avant même de s’intéresser aux enjeux climatiques et sociaux, avaient une forte appétence pour les ateliers d’intelligence collective. Ils ont ensuite participé à titre personnel à une fresque du climat ou un atelier 2 Tonnes et sont tombés amoureux du format et du contenu.

À leur tour, ils veulent sensibiliser les collaborateurs dans les entreprises et se forment pour devenir animateur “pro” de ce type de format efficace, didactique et ludique.

T’as pas envie de choisir entre une de ces voix ?

Pas de souci ! On a aussi les “Freelances For Good hybrides”, qui peuvent mixer entre des prestations de sensibilisation, d’accompagnement à la transition des entreprises traditionnelles et d’accompagnement de structures à impact.

Plutôt cool, non ?

Petite particularité du Freelance For Good. C’est une personne consistante. En plus de ses missions, elle prend souvent de son temps personnel ou professionnel pour accompagner gracieusement des structures engagées sur des causes qui lui tiennent à cœur via du bénévolat, du mécénat de compétences ou du mentoring.

Dans une approche Robin des bois, elle va souvent proposer un ajustement de ses tarifs aux structures à impact : -X%, le prix libre, X jours offerts.

Quelle est la réalité du Freelance For Good ?

Nous n’avons pas de chiffres précis à ce sujet, mais il semblerait que le Freelance for Good se porte bien. Comme toute aventure entrepreneuriale, il faut un peu de temps pour trouver le bon équilibre financier, vie professionnelle et vie personnelle.

Pas de “secret sauce”pour y arriver, mais il semble qu’il y ait quelques clés communes à tout bon Freelance For Good qui se lance :

  1. Définir un objectif, une cible et une proposition de valeur alignée avec ses valeurs
  2. Adopter une vraie posture entrepreneuriale et agile : tester, apprendre, tester, apprendre etc …
  3. Etre proactif pour construire le réseau au service de son objectif
  4. Faire preuve de rigueur dans son organisation pour ne pas se cramer et préserver sa propre écologie
  5. Etre curieux pour comprendre l’écosystème de l’impact et les enjeux de développement durable
  6. Soigner son syndrome de l’imposteur en célébrant ses victoires, mêmes petites
  7. S’entourer de pairs pour grandir dans sa posture d’indépendant, sortir de l’isolement et partager sur sa vision du “For Good”.

Le freelance for Good réalise en général au moins une mission enthousiasmante et alignée avec ses valeurs, ce qui irradie positivement sur la vision globale qu’il a de son activité. *

En général, il profite de sa liberté de freelance pour voyager sobrement quand il le souhaite, et choisit ses horaires et sa charge de travail en fonction de ses envies et besoins financiers.

De plus en plus, le Freelance For Good rejoint une communauté pour partager, grandir auprès d’autres freelances dont il partage les valeurs et pour sortir de l’isolement. Pourquoi pas le collectif Social Declik d’ailleurs ? 😉

Le Freelance For Good doit faire preuve de rigueur dans son organisation et sa routine de prospection pour ne pas subir ses missions, maintenir de la visibilité sur ses missions à venir et éviter les situations de stress lié à la peur de ne pas avoir d’activité.

Comme tout freelance, le freelance for good doit aussi faire preuve d’assertivité vis-à-vis de ses clients pour ne pas se retrouver dans une posture de salarié masqué.

Bref, le freelance for good semble plutôt épanoui, sous condition sous condition de mettre en place une démarche proactive et de la rigueur pour pérenniser son activité et se construire un réseau enthousiasmant pour ses méninges et son business.

Bon, on peut parler argent ou pas ?

Une des questions que tu peux te poser à ce stade, c’est “Ok, ça a l’air super cool, mais est-ce que ça signifie que pour devenir Freelance For Good, je sois obligé de retourner chez ma mère ?”

Bonne nouvelle ! NON !!!!

On peut vivre d’une activité de Freelance For Good décemment.

Pour cela, attention à ne pas se brader, on peut faire un effort sur son TJM, proposer quelques pourcentages en moins pour les structures à impact.

Il faut être vigilant également à ne pas passer ses journées à faire du bénévolat ou presque. À trop vouloir sauver le monde, certains se sont fatigués en menant trop de choses de front ou ont précarisé leur situation financière en bradant les prix.

Il faut bien avoir à l’esprit que les structures à impact sont capables de dégager des fonds pour mener des projets qui permettront d’accroître leur impact et que le prix appliqué a une incidence sur la valeur perçue et sur l’engagement du client pour que la mission se passe bien.

Le prix doit donc être abordable pour la structure et acceptable pour les freelances.

Comment se lancer en tant que Freelance for Good ?

La première chose à faire pour se lancer en tant que Freelance For Good c’est souvent dépasser ses propres croyances limitantes :

  1. Pas besoin d’un Bac+14 en développement durable pour pouvoir accompagner des structures dans le secteur de l’impact. Être curieux sur les enjeux sociaux et environnementaux et être sincère dans sa démarche suffira dans un premier temps. Si le sentiment d’illégitimité persiste, pourquoi ne pas faire une mission en mécénat de compétences ?
  2. “Les structures à impact n’ont pas besoin de mes compétences” FAUX. Dans l’ESS, les besoins dans le numérique, la communication, la gestion de projet, la data ou encore le business développement sont importants pour accélérer l’impact et évangéliser une large audience sur la cause servie.
  3. “Je vais devoir me brader pour pouvoir travailler avec des structures à impact”. FAUX AUSSI

Une fois qu’on a combattu ses propres démons, on doit définir un cap et passer par une phase d’exploration de l’impact, puis mettre en place et dérouler un plan d’actions.

Notre retour d’expérience nous prouve que la clé, c’est de la jouer COLLECTIF ; réseauter, partager, rencontrer et s’entourer de pairs.

Ça y est ! Tu es convaincu ! Le freelancing For Good est fait pour toi !

Voici deux actions que tu peux faire pour avancer sur cette voie :

  1. Participer à notre prochain webinaire
  2. Prendre RDV avec Coline pour 30 min d’échanges en visio

Social Declik propose une expérience complète pour construire et développer son activité de Freelance For Good :

  • Le programme d’accompagnement de 6 semaines, en ligne et en collectif destiné aux freelances et aspirants freelances pour installer son activité.
  • Le collectif : des événements, des ressources et des opportunités de mission pour nourrir ton activité.

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