[Social Koulisses] Le juste prix quand on est une structure engagée

On voulait commencer l’année 2021 par un article qui vous entraine dans les coulisses de notre aventure et dans les tergiversations de deux entrepreneures de la Tech For Good … qui sait, vous aussi, vous êtes passés par les mêmes questionnements, les mêmes doutes et les mêmes conclusions.

Le juste prix

On commence cette série avec un sujet qui pique un peu dans l’univers de l’impact : Le Prix ! Le prix correspondant donc à une valeur marchande, soit de l’argent, du flouze, de l’oseille, le vice, la luxure, Bref ! … et pourtant c’est le carburant d’une organisation, même si celle-ci se définit comme engagée.

Depuis le début de l’aventure, les deux novices de l’entrepreneuriat et de l’impact que nous sommes (Oui, nous venons toutes les deux du côté obscur de la force : la finance et le conseil) avons énormément de mal à apposer un prix aux services que nous proposons.

Et après réflexion, échanges et introspections sur un service en particulier, notre programme Social Déclik, on a compris ! On était sur un problème 2 en 1 !

Un problème 2 en 1

Face visible du problème : Le prix. 

Est-ce le prix juste ? Est-ce le bon prix pour une structure engagée ? On connaissait toutes les deux les outils de pricing, on connaissait le coût de notre service, on avait construit notre business plan, mais malgré tout, on avait une espèce de crainte d’être perçues comme vénales en apposant le prix qui nous paraissait être le bon de façon totalement objective.

C’est là qu’on a compris qu’il y avait aussi une face cachée à ce problème : La valeur. 

Et en premier lieu, la valeur que nous percevions de notre propre produit. Comment définir la valeur de son offre quand les deux conceptrices sont atteintes d’un syndrome de l’imposteur ? Pas évident …. L’occasion de rappeler que ce petit sentiment d’illégitimité assez désagréable est particulièrement représenté chez les femmes. Donc dans notre équation, pas une pour rattraper l’autre.

La force du collectif

Heureusement que nous sommes toutes les deux convaincues de la force du collectif et qu’on a décidé de bien s’entourer dès le début de l’aventure : nos declik’angels, un board qui nous aide dans le développement de Social Declik, et notre communauté, les declikers qui sont invités à prendre part à nos décisions.

C’est grâce à eux, et aussi d’un benchmarking bien pragmatique, qu’on a pris conscience de notre manque de lucidité sur la valeur et donc le prix de notre service. C’est grâce à eux et à des discussions prolixes qu’on a décidé de se libérer de nos craintes personnelles et de nos hypothèses sur l’univers de l’impact, et c’est comme ça :

  • Qu’on est passé d’un service à 25€ à 190€, avec bien entendu des évolutions et des améliorations mais un socle identique.
  • Qu’on est passé à un prix juste pour nous, par rapport au temps que nous passons à concevoir et animer ce programme.
  • Qu’on est passé à un prix acceptable pour les participants par rapport à la proposition de valeur et aux pratiques du marché.

Alors, deux questions : Vous aussi, novices de l’impact vous avez eu ces mêmes difficultés ? Et finalement, comment gérer ce syndrome de l’imposteur quand on se lance dans l’entrepreneuriat à impact ?

On vous laisse là-dessus 😉 

La publication a un commentaire

  1. Baptiste THIVEND

    Je suis pour l’instant développeur indépendant, et j’ai la même crainte lorsque je pense à quels services je dois facturer.
    Comme je suis jeune je n’ai pas beaucoup de contraintes, mais bon ça justifie pas de travailler pour peanuts au vu de la valeur proposée justement :).
    Pour l’instant j’en discute avec des collègues dans la même situation, histoire de me donner une idée de la fourchette à proposer ^^

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