[Numérique Responsable] Comment adopter une posture inclusive dans son métier de freelance tech ?

Ce jeudi 15 avril, nous avons eu la chance d’accueillir lors de notre Kapsule Selma Sardouk et Mélanie Jacob, Consultantes Diversité et Inclusion qui ont éclairé les declikers et d’autres curieux sur ces questions cruciales de société.

On ne pourra pas dévoiler tout le contenu et toutes les pistes mais Social Declik vous partage une petite synthèse pour vous donner envie d’aller plus loin.

La diversité c’est d’être invité.e à la fête, l’inclusion c’est être invité.e à danser.

Cette citation de Vernā Myers, spécialiste de la diversité et de l’inclusion, résume parfaitement l’enjeu.

La diversité n’a pas de sens sans inclusion. L’inclusion est un appel à l’action, une posture, un engagement moral, politique.

Dans notre société et particulièrement au sein des entreprises les questions de diversité raciale, parité et handicap prennent de l’ampleur mais sont encore trop perçus comme une contrainte plus qu’une opportunité, alors que c’est prouvé !

Les entreprises ayant un bon équilibre homme/femme par exemple sont plus performantes (+21%) et dans 87% des cas, les équipes mixtes (âge, genre, ethnicité) prennent de meilleures décisions.


Mélanie et Selma nous invite à dépasser la doctrine de l’universalisme souvent établi finalement par ceux qui en définissent les codes, et nous invitent à privilégier l’intersectionnalité, l’idée d’appliquer une grille de lecture qui prend en compte la diversité des genres, des races et des classes sociales.


Alors pourquoi c’est dur à faire ?

Mais parce que nos petits cerveaux sont bourrés de biais ! Ces petits biais inconscients qui distordent la réalité lors du traitement cognitif des informations. Et pour nous compliquer la vie, il y a des centaines de type de biais différents : les biais de confirmation, de projection, d’affinité …

Résultat ? Quand je te dis « Migrant », « Expat », « Immigré » ou « Digital Nomad », les images qui te viennent à l’esprit ne sont pas tout à fait les mêmes, n’est-ce pas ?


Mais pas d’autoflagellation, l’idée c’est de trouver des pistes pour dépasser ses biais et devenir un.e allié.e des personnes minorisées.

Et concrètement dans son métier de freelance tech, quelles stratégies mettre en place ?

Petit topo sur les fausses bonnes idées :

  • Ne soyez pas un allié de façade (uniquement sur Insta)
  • Evitez la culpabilisation, ça n’est constructif pour personne !

Et les vraies bonnes idées alors ?

  • Déconstruire les croyances : conscientiser ses biais, ses croyances induites par la société
  • Créer des espaces sûrs pour les personnes minorisées 
  • Être à l’écoute, faire preuve d’empathie
  • Eviter le paternalisme
  • Réduire le stress. Quand on veut aller vite, on prend des raccourcis, parfois pas les bons

Et dernier point qu’on a essayé de craquer collectivement lors de la Kapsule : quels petits pas Social Declik pourrait mettre en place pour en faire une communauté plus inclusive ?

Voici quelques idées qu’on a eu en séance :

  1. Penser au « personnes qui ne sont pas dans la salle »
  2. Retravailler notre persona, ne pas projeter uniquement ses besoins
  3. Créer du contenu pour les personnes minorisées
  4. Privilégier des intervenants sensibilisés à ce sujet
  5. Lancer une petite étude de notre offre auprès de personnes minorisées

Voilou, et maintenant c’est à vous de voir comment mettre en place des stratégies dans votre vie pro et perso et si vous voulez profiter du week-end pluvieux pour creuser cette question, on vous conseille le podcast Kiffe ta race

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