Les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire face au COVID : le digital ne se substitue pas à l’humain mais ça aide !

Le COVID a plongé les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) face à un défi extrêmement difficile à relever : maintenir le lien social au sein de l’équipe, avec les bénévoles et surtout les bénéficiaires … à distance.

Alors bien sûr il a fallu se réinventer surtout quand les besoins côté bénéficiaires explosent. Le digital a alors trouvé une nouvelle place dans les modèles de ces structures. 

Quels enseignements en tirer ? Quel est finalement le bon dosage entre le digital et la présence terrain pour maintenir son impact ?

Dans cet article, pas de réponses toutes faites mais de quoi apporter un éclairage.

Quand la crise du COVID creuse les inégalités

Concernant cette crise, il y a pleins de points sur lesquels nous sommes dans le flou, mais une chose est sûre, c’est qu’elle a touché plus durement les plus démunis et a fait augmenter le nombre de personnes dans le besoin de façon drastique. Certaines associations ont donc dû redoubler d’effort pour maintenir la continuité des services proposés à leurs bénéficiaires et/ou ont dû s’organiser face à une augmentation importante du nombre de demandes. A titre d’exemple les Restos du cœur, avait communiqué en novembre dernier sur une augmentation de “plus de 30%” des demandes d’aide alimentaire dans les grandes métropoles en période de confinement. 

Pour faire face, il faut donc améliorer encore son organisation opérationnelle (avec la complexité de la distance), avoir plus de moyens financiers et humains. Un vrai casse-tête que beaucoup d’associations ont essayé de résoudre, en partie avec des outils numériques.

Maintenir les dons pour financer l’Impact

Finalement, quel a été l’impact du confinement et plus généralement de la crise COVID sur la générosité des français vis-à-vis des associations ?

Bonne nouvelle, les français ont fait particulièrement preuve de générosité face à cette situation sans précédent, et ont massivement aidé les associations spécialisées dans la recherche médicale ou luttant contre la pauvreté, d’après France Générosités qui enregistre une augmentation de 22% des dons au premier semestre 2020.

Moins bonnes nouvelles concernant les dons :

1/ Il est trop tôt pour s’emballer : 40% des dons se font sur les mois d’octobre, novembre et décembre. Il faudra donc attendre un peu pour faire le bilan complet

2/ 87 % des entreprises mécènes affirment que leur engagement sociétal risque d’être ralenti par la crise économique

3/ Les collectes de fonds en face-à-face et les collectes événementielles n’ont pas connu de beaux jours cette année, alors que c’est une ressource majeure notamment sur les dons réguliers

Et la place du digital dans tout ça ? Le don en ligne se développe de plus en plus au sein des associations et ces dernières font preuves de créativité dans leurs campagnes ! Aidées par outils en ligne telles que les plateformes de crowdfunding, les cagnottes et les solutions de paiement en ligne comme Hello Asso (c’est ce qu’on utilise chez Social Declik), elles peuvent se concentrer sur leur cœur de métier !

Conserver le plus important : les équipes !

Malheureusement, la COVID-19 a entrainé une diminution importante de 60 000 emplois dans les effectifs salariés des associations selon l’étude de La France Associative en Mouvement 2020 notamment à cause de la baisse drastique d’événements et parce que nombre d’entre elles ont dû stopper nette leur activité pendant plusieurs semaines.

Même si ça ne remplace pas les salariés, une bonne nouvelle c’est l’essor du télébénévolat qui avant la crise servait déjà à collaborer, trouver des partenaires et se faire connaître et qui a connu de beaux jours, notamment pendant le premier confinement. Que ce soit pour prendre part aux décisions ou se former et se perfectionner, les moins de 25 ans y ont vu une opportunité de franchir le pas et les 25-34 ans une solution pour s’engager malgré le manque de temps. Reste à espérer que cet élan ne soit pas ponctuel et que ces nouvelles habitudes solidaires s’installent dans le temps.

Ce qu’on peut retenir c’est que OUI ! Le digital a aidé certaines associations à trouver des fonds grâces à des campagnes on-line et des bénévoles d’un nouveau genre pour palier des pertes de financement et de ressources humaines. Alors, si on reprend une terminologie du retail, la solution se trouve certainement dans le phygital :

Du digital pour améliorer la performance opérationnelle, adresser une nouvelle cible, gagner du temps, automatiser des tâches

Du réel pour l’essentiel ! La présence, le lien, l’échange, le partage

Social Declik est né dans le contexte du COVID, alors on n’a pas eu d’autres choix que de concevoir notre offre en digital mais on a hâte de voir ou revoir nos declikers, nos declik’angels et tous nos partenaires POUR DE VRAI ! 

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